Le contraste entre la beauté d'Yvonne avant l'accident et son état actuel est saisissant. Voir Maëlle pleurer devant son amie défigurée ajoute une couche de tragédie incroyable. L'ambiance sombre du début avec les bougies et les portraits donne le ton : c'est une histoire de deuil et de perte. Une mise en scène visuelle très forte dans PEAU CONTRE PEAU.
Comment Hugo peut-il être aussi insensible ? Il est là à boire et à s'amuser avec d'autres femmes pendant que sa femme, celle qui lui a sauvé la vie, erre dans les couloirs de l'hôpital avec un visage brûlé. La scène où il est ivre alors qu'elle reçoit son diagnostic de cancer est révoltante. On déteste vraiment ce personnage dans PEAU CONTRE PEAU.
Ce petit moment où l'enfant donne l'ours en peluche à Yvonne est le seul rayon de lumière dans tout ce drame. Elle qui est rejetée par tous, même par son propre mari, trouve un peu de réconfort auprès d'un inconnu. Et quand il part, elle s'effondre. C'est brutal et ça montre à quel point elle est seule au monde.
La scène dans la salle d'opération où elle se regarde dans le miroir est puissante. Elle voit enfin le monstre qu'elle est devenue, ou peut-être la vérité de son sacrifice. Le chirurgien a l'air désolé, mais il n'y a plus rien à faire. C'est un moment de prise de conscience terrible pour Yvonne Vaurin.
On sent tout de suite que Yasmine n'est pas là par pure bonté. Elle est trop collante avec Hugo, trop à l'aise dans le lit d'hôpital qui devrait être réservé à la femme légitime. Son sourire en coin quand elle regarde Hugo dormir en dit long sur ses intentions. Une rivale parfaite pour complexifier l'intrigue de PEAU CONTRE PEAU.
La qualité visuelle de cette production est bluffante. Les gros plans sur les cicatrices d'Yvonne, les larmes de Maëlle, et l'ambiance néon de la salle d'opération créent une atmosphère oppressante. On ressent physiquement la douleur des personnages. C'est du grand art visuel qui sert parfaitement le récit tragique.
Yvonne cache son visage sous un foulard, honteuse de son état, mais elle cache aussi probablement sa maladie à Hugo. Elle erre dans l'hôpital comme un fantôme, observant la vie qu'elle a sauvée mais qui ne lui appartient plus. Cette solitude absolue au milieu de la foule est le cœur battant de PEAU CONTRE PEAU.
Contrairement au mari infidèle, Maëlle est présente. Elle pleure, elle s'inquiète, elle est là pour Yvonne. C'est le seul personnage qui montre une humanité réelle dans ce chaos. Sa réaction face à la défiguration de son amie montre un lien sincère qui contraste avec la fausseté du couple principal.
Quand le médecin donne le papier avec le diagnostic, on sait que c'est la fin pour Yvonne. Cancer en phase terminale, visage détruit, mari perdu... Elle n'a plus rien. La façon dont elle tient le papier avec ses mains abîmées est symbolique de sa vie qui s'effrite. Une tragédie grecque moderne magistralement jouée.
Cette scène où Yvonne regarde son mari avec Yasmine à travers la vitre est déchirante. Elle a tout donné, même son visage, pour le sauver, et lui il profite de la vie pendant qu'elle souffre en silence. La douleur dans ses yeux quand elle voit le diagnostic est insoutenable. PEAU CONTRE PEAU nous montre ici la cruauté de l'amour non réciproque.
Critique de cet épisode
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