J'ai été soufflé par le contraste entre le luxe des costumes et la violence brute de la scène de combat. L'homme au sol, couvert de sang, contraste tellement avec l'élégance froide de la protagoniste. Dans LE SILENCE DU CŒUR, rien n'est jamais ce qu'il semble être, et c'est ce qui rend chaque seconde addictive.
Cette femme est terrifiante et magnifique à la fois. Son calme absolu face au chaos autour d'elle dans LE SILENCE DU CŒUR montre une maîtrise de soi effrayante. Elle marche sur les corps comme si de rien n'était. C'est le genre de personnage féminin fort qu'on adore détester et admirer simultanément.
Le rythme de cette séquence est parfait. On passe de la marche triomphale dans le couloir à la découverte macabre en quelques secondes. LE SILENCE DU CŒUR ne nous laisse aucun répit. La tension monte crescendo et on reste scotché à l'écran, incapable de détourner le regard de ce carnage silencieux.
Il faut avouer que la direction artistique est sublime. Les couleurs vives des costumes, le rouge du rideau, le blanc des fleurs... tout est calculé pour créer une ambiance oppressante mais belle. LE SILENCE DU CŒUR transforme une scène de crime en tableau vivant. C'est du grand art visuel.
Ce qui m'a le plus marqué, c'est l'absence de cris. Tout se joue dans les regards et les gestes. LE SILENCE DU CŒUR porte bien son nom. La femme qui ajuste sa manche avec des plumes alors qu'un homme gît à ses pieds, c'est une image qui restera gravée. Une froideur absolue.