J'ai été captivé par la complexité de leur relation dans POSSÉDÉE PAR LE PARRAIN DE MON EX. Il la protège tout en la dominant, un paradoxe fascinant. Le geste de mettre le foulard sur ses yeux transforme l'intimité en un jeu de confiance absolu. C'est viscéral, presque trop réel pour un court métrage.
Ce qui frappe dans POSSÉDÉE PAR LE PARRAIN DE MON EX, c'est ce qui n'est pas dit. Les regards dans le rétroviseur en disent plus long que des dialogues. La ville qui défile dehors isole encore plus ce couple dans sa bulle dorée. Une maîtrise incroyable de l'ambiance sans besoin de cris.
Le contraste entre la peau abîmée de la jeune femme et la perfection du véhicule est saisissant dans POSSÉDÉE PAR LE PARRAIN DE MON EX. Chaque caresse semble réparer autant qu'elle possède. La scène où il touche son visage avec une telle douceur alors qu'elle est aveuglée est d'une intensité rare.
POSSÉDÉE PAR LE PARRAIN DE MON EX joue admirablement avec les sens. En privant l'héroïne de la vue, le réalisateur nous force à ressentir chaque toucher, chaque souffle. L'atmosphère étouffante de la voiture devient un personnage à part entière. C'est du cinéma pur, brut et élégant.
On comprend vite dans POSSÉDÉE PAR LE PARRAIN DE MON EX que cet homme n'est pas un simple sauveur. Il y a une possession totale dans son regard. Quand il ajuste le bandeau, on sent qu'il prend le contrôle de sa réalité. Une dynamique de pouvoir très bien jouée, loin des clichés habituels.