J'ai été complètement bouleversé par la lecture du journal intime. Le fils réalise enfin les sacrifices invisibles de sa mère. C'est typique de L'AMOUR TRAHI de jouer sur ces révélations tardives qui font mal au cœur. La performance de l'acteur quand il pleure en lisant est d'une justesse incroyable. On a tous un regret quelque part.
Ce qui me frappe dans cette série, c'est la dignité de la mère malgré sa condition. Elle frotte le linge avec acharnement, le dos courbé, mais garde une certaine noblesse. L'AMOUR TRAHI réussit à montrer que l'amour maternel ne connaît pas de classe sociale. Le contraste entre le bureau luxueux et la buanderie est saisissant.
Voir ce jeune homme en costume réussir professionnellement mais s'effondrer émotionnellement est très fort. Dans L'AMOUR TRAHI, on comprend que la réussite ne vaut rien sans ceux qu'on aime. Sa mère cuisine seule pendant qu'il pleure dans son bureau, cette parallèle est magnifique et triste à la fois. Le succès isole parfois.
Un plan rapproché sur les mains de la mère dans l'eau froide en dit plus long que mille mots. L'AMOUR TRAHI excelle dans ces détails visuels qui racontent une vie de labeur. Le fils qui touche ces vêtements qu'elle lave réalise soudain l'ampleur du sacrifice. C'est une leçon d'humilité visuelle magnifique.
La tristesse du fils vient de la prise de conscience du temps perdu. Dans L'AMOUR TRAHI, le thème du regret est central. Il est assis dans son fauteuil de directeur, mais il se sent petit face à l'amour de sa mère. Ces larmes sont celles de l'impuissance face au vieillissement de nos parents. C'est universel et ça fait mal.