J'adore comment elle garde son sang-froid face aux accusations. Bras croisés, regard déterminé, elle ne se laisse pas intimider par le luxe environnant. LA SAGE DRAGON propose enfin un personnage féminin fort qui ne doit sa réussite qu'à son talent et son culot, pas à un homme.
La mise en scène est soignée, des costumes en soie aux décors chargés. Pourtant, c'est la simplicité de l'héroïne qui capte la lumière. LA SAGE DRAGON réussit le pari de mélanger codes du drame historique et enjeux contemporains avec brio. Vivement la suite pour voir la réaction de la famille !
La séquence où elle sort ses aiguilles du petit étui rouge est fascinante. On passe du scepticisme total à la stupeur quand le patient réagit. C'est typique de LA SAGE DRAGON de jouer sur ce fil entre doute et croyance. L'expression de la mère en bleu est inestimable, mélange de peur et d'espoir.
Les regards noirs des autres femmes en tenues traditionnelles en disent long sur leur jalousie. Elles ne supportent pas qu'une inconnue réussisse là où elles échouent. LA SAGE DRAGON excelle dans ces dynamiques de pouvoir invisibles mais palpables. La dame au collier de perles est particulièrement venimeuse !
Le changement de décor est brutal mais efficace. Après l'intensité de la séance d'acupuncture, la voir sur son scooter électrique dans la campagne apporte une bouffée d'air frais. LA SAGE DRAGON nous montre que notre héroïne a une vie bien à elle, loin de ces intrigues de palais modernes.