La salle ressemble à une école abandonnée ou un atelier d'artiste. Les guirlandes, les tables en bois, la lumière naturelle... C'est un décor parfait pour LA CONSEILLÈRE PIQUANTE. Ça donne un côté jeune et rebelle à l'intrigue. On a l'impression d'assister à une réunion secrète de cercle très exclusif.
Les deux garçons qui se battent ou jouent avec le sac sont très drôles. Ils apportent une touche de comédie physique nécessaire. Mais dès que LA CONSEILLÈRE PIQUANTE intervient, le ton change. C'est ça qui est génial : le passage instantané du rire à la tension dramatique. Le rythme est effréné.
Il faut parler du jeu d'actrice de la protagoniste. Ses micro-expressions quand elle ajuste ses lunettes ou croise les bras en disent long. Dans LA CONSEILLÈRE PIQUANTE, le non-verbal est aussi important que les dialogues. Elle juge, elle analyse, elle domine. Un personnage féminin fort et complexe.
Le jeune homme en veste verte et cravate rayée a l'air perdu mais déterminé. Son regard vers elle est plein d'interrogations. Est-il un allié ou un ennemi ? LA CONSEILLÈRE PIQUANTE sait créer des personnages ambigus. On a envie de savoir ce qu'il cache derrière son air innocent.
La scène du mahjong à la fin est surréaliste. Au milieu d'une confrontation tendue, ils se mettent à jouer. C'est totalement absurde et c'est pour ça que ça marche. LA CONSEILLÈRE PIQUANTE intègre l'humour absurde pour détendre l'atmosphère avant le prochain rebondissement. Du grand art.