Dès les premières secondes de DÉFENSE D'AIMER, on sent que quelque chose ne va pas. Le regard de l'homme, les larmes de la femme, tout est dit sans un mot. La scène du lit est à la fois tendre et violente, comme si l'amour et la douleur se disputaient chaque geste. Un chef-d'œuvre de non-dit.
Dans DÉFENSE D'AIMER, chaque expression faciale raconte une histoire. La femme pleure, mais ses yeux disent qu'elle aime encore. L'homme est dur, mais ses mains tremblent. C'est ce contraste qui rend la série si addictive. On ne peut pas détacher le regard, même quand on voudrait fermer les yeux.
DÉFENSE D'AIMER maîtrise l'art de rendre beau ce qui devrait être laid. Les costumes, les décors, la lumière… tout est parfait, même quand la relation est toxique. C'est presque troublant de trouver esthétique une scène où l'on devrait être révolté. Mais c'est ça, le génie de la série.
Il n'y a presque pas de dialogues dans cette scène de DÉFENSE D'AIMER, et pourtant, on entend tout. Les sanglots étouffés, les respirations retenues, les battements de cœur qui s'emballent. Le réalisateur a compris que parfois, les mots sont superflus. Le corps parle mieux que la bouche.
DÉFENSE D'AIMER ne nous montre pas un amour sain, et c'est tant mieux. C'est brut, réel, parfois effrayant. La femme est liée, littéralement et figurativement, et pourtant, elle reste. Pourquoi ? Parce que l'amour, même toxique, est une addiction. Et on comprend trop bien son choix.