La scène où le protagoniste s'agenouille devant elle est d'une intensité rare. Ce n'est pas juste de la peur, c'est du respect mêlé à la terreur. CHASSE NOIRE excelle dans ces moments de silence lourd de sens. Le contraste entre la violence précédente et ce calme ritualisé est saisissant.
L'interruption par l'homme aux lunettes jaunes brise la tension pour mieux la remplacer par du dégoût. Voir le thé renversé et le sang couler est un choc visuel parfait. CHASSE NOIRE ne fait pas dans la dentelle quand il s'agit de montrer la cruauté des triades. C'est brut et réaliste.
La direction artistique est somptueuse. Ces immenses lustres qui éclairent des hommes en noir créent une ambiance gothique unique. On se croirait dans un opéra tragique. CHASSE NOIRE utilise la lumière pour souligner la solitude du héros au milieu de ses ennemis. Un régal pour les yeux.
Le moment où le thé est offert puis rejeté violemment est le point culminant de cet épisode. La réaction de l'homme aux lunettes jaunes montre qu'il a compris trop tard le piège. CHASSE NOIRE joue avec nos nerfs, transformant une simple cérémonie du thé en une exécution psychologique.
Malgré ses blessures et le sang sur son visage, il garde une dignité incroyable. Sa posture face à la dame en blanc montre qu'il n'a pas perdu son honneur. CHASSE NOIRE nous attache rapidement à ce personnage qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. On veut qu'il survive.