L'ouverture de L'ÉLU DE GLEIPNIR est saisissante. La scène où l'homme découvre Runa dans la forêt crée une tension immédiate. Son regard inquiet et la manière dont il retire son masque noir suggèrent une connexion profonde. L'atmosphère brumeuse et les rayons de soleil ajoutent une touche magique à ce premier contact.
Le flashback vers l'enfance de Runa est déchirant. Voir la jeune fille, couverte de boue, se faire rejeter par le groupe d'enfants fait mal au cœur. Le contraste entre la Runa adulte, guerrière mystérieuse, et l'enfant vulnérable montre la profondeur du scénario de L'ÉLU DE GLEIPNIR. Une construction de personnage brillante.
Le moment où le nom 'RUNA' apparaît en lettres lumineuses est un vrai frisson. C'est le point de bascule où l'on comprend que cette femme n'est pas une victime ordinaire. La façon dont elle sourit faiblement après avoir été démasquée laisse présager qu'elle a un plan. L'ÉLU DE GLEIPNIR ne perd pas de temps pour installer le mystère.
Ce qui m'a le plus marqué, c'est le jeu d'acteurs silencieux. Les gros plans sur les yeux de l'homme et de Runa en disent long sur leur histoire commune. Pas besoin de dialogues interminables, la tension est palpable rien qu'avec leurs expressions. C'est ce genre de détail qui rend L'ÉLU DE GLEIPNIR si captivant dès les premières minutes.
La scène du camp d'entraînement avec les enfants est intense. On sent la rudesse de leur monde à travers leurs vêtements usés et leurs visages sales. La jeune Runa qui court vers le garçon montre déjà son caractère déterminé. L'ÉLU DE GLEIPNIR réussit à immerger le spectateur dans cet univers médiéval-fantastique sans effort.
J'adore comment la série alterne entre le présent dramatique et le passé nostalgique. Quand l'homme aide Runa à se relever, on sent qu'il la reconnaît, ou du moins qu'il pressent son importance. La chimie entre les deux acteurs est immédiate. Une belle promesse pour la suite de L'ÉLU DE GLEIPNIR.
Le visage de la jeune Runa, marqué par la terre et la tristesse, reste gravé. On devine que son parcours a été semé d'embûches. Le fait qu'elle soit seule face au garçon à la fin de la séquence flashback suggère un destin solitaire. L'ÉLU DE GLEIPNIR explore avec brio les thèmes de l'exclusion et de la résilience.
Il faut saluer le travail sur les costumes. Les armures en cuir de Runa et les tenues rustiques des villageois sont très crédibles. La forêt brumeuse sert de décor parfait pour cette ambiance de conte sombre. Visuellement, L'ÉLU DE GLEIPNIR est une réussite totale qui transporte le spectateur ailleurs.
Pourquoi Runa portait-elle ce masque ? Et pourquoi cet homme semble-t-il si bouleversé de la voir ? Ces questions tournent en boucle après le visionnage. Le mystère est le moteur principal de L'ÉLU DE GLEIPNIR. On a hâte de savoir ce qui lie vraiment ces deux personnages au-delà de cette rencontre fortuite.
Malgré la dureté des scènes d'enfance, il y a une lueur d'espoir dans le regard de la jeune Runa. Elle ne baisse pas les yeux, même face au rejet. Cette force de caractère explique la femme qu'elle est devenue. L'ÉLU DE GLEIPNIR nous offre un portrait de femme forte et complexe dès le premier épisode.
Critique de cet épisode
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