Ce qui me choque le plus, c'est le regard du fils qui observe son père se faire humilier sans broncher. Est-ce de la haine ou de la résignation ? LES CAPRICES DU CŒUR explore les relations familiales toxiques avec une justesse effrayante. On ne sait plus qui est la victime ici.
La décoration de la salle de mariage avec ces tissus blancs suspendus crée un décor presque onirique qui contraste avec la brutalité de l'action. C'est la signature de LES CAPRICES DU CŒUR : mélanger l'esthétique de rêve avec des cauchemars bien réels. Visuellement c'est superbe.
L'expression de la jeune femme en fourrure noire quand elle voit le père à terre est déchirante. Elle veut aider mais elle a peur. Cette impuissance est le cœur battant de LES CAPRICES DU CŒUR. On ressent sa détresse à travers l'écran, c'est très bien joué par l'actrice.
On passe du rire aux larmes en quelques secondes. Le père qui arrive joyeux se retrouve à genoux. Ce rythme effréné est caractéristique de LES CAPRICES DU CŒUR. Impossible de détacher les yeux de l'écran tant on veut savoir comment ils vont se sortir de ce pétrin.
Ce plan final sur la mariée est magnifique et terrifiant à la fois. Son expression vide contraste avec le chaos précédent. C'est typique de LES CAPRICES DU CŒUR de jouer sur ces silences lourds de sens. On sent qu'elle a tout vu, tout compris, et que rien ne sera plus pareil après ça.